Le réseau cuivre s'éteint par lots de communes : les lignes analogiques ont désormais une date de fin. Une PME doit donc migrer vers la téléphonie sur IP sans couper l'accueil, sans perdre ses numéros et sans dégrader la qualité sonore. Nous cadrons le besoin, portons la migration et reprenons l'exploitation.
Le réseau téléphonique historique est en cours d'extinction, sous le contrôle de l'Arcep. Orange a organisé la fermeture en deux temps : la fermeture commerciale, qui interdit les nouveaux abonnements cuivre, est effective depuis le 31 janvier 2026 sur la majorité du territoire, le reste basculant le 31 janvier 2027 ; la fermeture technique, qui coupe réellement les lignes, se poursuit par lots de communes jusqu'à fin 2030. Une ligne analogique encore active a donc une date de fin connue.
Dans les PME, cette échéance arrive rarement seule. Le standard a dix ou quinze ans, plus personne ne le documente, et les numéros de téléphone sont souvent le plus vieil actif de communication de l'entreprise : ils figurent sur les cartes de visite, le site, les factures et les annuaires depuis des années. C'est ce capital qu'il faut conserver en changeant de technologie, en réglant au passage les irritants accumulés : renvois que personne ne sait refaire, message d'accueil qui date d'un départ, mobiles personnels utilisés comme standard officieux.
La voix circule dans des paquets de données, sur le même réseau que l'informatique. Trois conséquences pratiques.
Le poste devient un logiciel ou un téléphone réseau relié au réseau de l'entreprise. Un collaborateur répond sur son poste de bureau, son ordinateur ou son mobile, avec le même numéro interne. Le télétravail cesse d'être un cas particulier à bricoler. Voir le dossier sur le télétravail sécurisé en PME.
Plan de numérotation, renvois, plages horaires, messages d'accueil, files d'attente : ces réglages se modifient en interface d'administration, sans déplacement. Une PME qui change seule son message le jour d'une fermeture exceptionnelle ne rappelle plus personne.
Historique par poste, appels manqués, durée, enregistrement lorsque le cadre légal et l'information des salariés le permettent. Ces données servent à vérifier un pic d'appels ou à prouver qu'une demande client a été reçue, à condition d'écrire les règles d'usage dès le départ.
Le bon choix dépend de la taille du site, de la qualité du lien internet, de la criticité de l'accueil et de votre tolérance à dépendre d'un fournisseur.
Le standard tourne dans une machine virtuelle sur l'hyperviseur qui héberge déjà vos serveurs (Proxmox, VMware ou Hyper-V). Vous gardez la main sur la configuration, les enregistrements et les sauvegardes, mais il faut savoir administrer la machine et prévoir sa reprise. Voir infogérance et exploitation.
Facturé par poste et par mois, sans matériel ni serveur à maintenir : souvent le plus simple pour un site unique. En contrepartie, la configuration est encadrée par le fournisseur et la qualité dépend du lien internet du site.
Le matériel est conservé et seules les lignes analogiques sont remplacées par des canaux SIP, via une passerelle. C'est la migration la moins perturbante quand le standard est récent et supporté, mais elle ne règle ni la mobilité ni l'obsolescence du matériel.
Pour une entreprise qui vit déjà dans Teams, la téléphonie s'ajoute à l'abonnement : un seul outil pour la messagerie, les réunions et les appels. La condition est de tenir correctement le tenant et le réseau, ce que nous traitons sur la page Microsoft 365.
Une téléphonie IP mal préparée ne produit pas des pannes franches, mais des conversations hachées et des utilisateurs qui reprennent leur mobile.
La voix doit avoir son propre réseau logique. Un VLAN dédié, une priorité de traitement (QoS) sur les commutateurs et le routeur, et une séparation nette du réseau invité. Sans cela, une sauvegarde lancée à 14 heures dégrade les appels, parce que la voix n'est pas prioritaire par défaut.
Les postes doivent être alimentés correctement. Les téléphones réseau s'alimentent en général par le câble Ethernet (PoE) : commutateurs compatibles, budget électrique suffisant et onduleur dimensionné. Une baie qui s'éteint pendant une microcoupure coupe le standard. Le sujet rejoint notre guide des 12 points de contrôle d'un système d'information.
Le lien internet est un point unique de défaillance. Une PME qui reçoit cinquante appels par jour ne peut pas dépendre d'un seul accès. Nous prévoyons une continuité : second lien d'un autre opérateur, accès 4G ou 5G de secours avec bascule automatique, renvoi du numéro principal vers un mobile ou un répondeur hébergé. La question n'est pas d'éviter la panne, c'est de décider à l'avance ce qui se passe pendant.
Le câblage et l'adressage comptent. Un poste mal adressé ou une prise mal sertie produit des défauts intermittents très longs à diagnostiquer : nous documentons le plan d'adressage et le plan de câblage, pour que la téléphonie ne devienne pas la zone grise du réseau.
Un serveur de téléphonie mal protégé est une cible connue : les attaquants cherchent des comptes SIP faibles pour passer des appels vers des destinations surtaxées, à votre charge. La fraude se déroule souvent la nuit ou le week-end et se découvre sur la facture. Quelques mesures suffisent à fermer la porte, à condition de les poser dès l'installation : aucune extension par défaut conservée, mots de passe robustes, destinations autorisées limitées (international et numéros surtaxés bloqués par défaut), nombre d'appels simultanés plafonné par compte, journalisation des appels sortants, firmware à jour et port d'administration jamais publié sur internet. Ces règles rejoignent notre dossier cybersécurité en PME.
Un point de vigilance supplémentaire concerne les enregistrements d'appels et l'annuaire : ce sont des données personnelles. Leur durée de conservation et l'information des salariés comme des correspondants doivent être écrites, pas laissées à l'appréciation de chacun.
Aucune bascule n'est lancée sans inventaire écrit : c'est la partie qui prend du temps, et celle qui évite les mauvaises surprises.
Qui appelle, qui est appelé, à quelles heures, et combien d'appels simultanés au pic. Un accueil qui reçoit vingt appels entre 9 heures et 10 heures n'a pas les besoins d'un atelier.
Chaque numéro est listé avec son usage : ligne principale, fax, modem d'alarme, ascenseur, terminal de paiement, astreinte. Les numéros sont ensuite portés vers le nouvel opérateur, ce qui évite de les perdre.
Numéros courts, services, groupes d'appel, renvois, plages horaires, messages, musique d'attente. Ce document est validé par votre direction avant toute configuration : c'est la référence des années suivantes.
Deux ou trois postes sont équipés et testés avec de vrais appels, internes et externes. Les utilisateurs formés en premier deviennent les relais de l'équipe, puis la bascule générale se fait avec l'ancien système encore disponible en secours.
Plan de numérotation à jour, sauvegarde de la configuration, procédure de modification du message d'accueil, supervision et suivi des mises à jour. Sans cette étape, personne ne sait plus comment l'installation est faite six mois plus tard. Le cadre est décrit sur la page services.
Numéros, droits d'administration et sauvegardes de configuration vous appartiennent, quel que soit l'hébergement retenu.
Nous ne publions pas de tarifs : un prix juste dépend du nombre de postes, des appels simultanés et du réseau en place. La structure de coût, elle, est toujours la même.
Les postes ne représentent qu'une partie du coût. Les licences par utilisateur, le nombre de canaux d'appel simultanés, la portabilité des numéros, le matériel réseau (commutateurs PoE, onduleur), la reprise du câblage et la formation pèsent souvent autant. Un devis qui ne mentionne que le prix du poste est incomplet.
Deux pièges reviennent. La formule dite illimitée est encadrée par des conditions d'usage et par un nombre de canaux simultanés : cela se voit le jour où toute l'équipe appelle en même temps. Et la ligne analogique conservée en secours ne tient que tant que le cuivre existe sur votre commune : elle ne dispense pas de décider ce qui se passera ensuite. Le coût le plus élevé, enfin, n'est pas dans le devis : c'est un standard saturé pendant une demi-journée, ou un numéro principal perdu parce que la portabilité a été mal préparée.
Oui. Les numéros sont portés vers le nouvel opérateur, ce qui permet de changer de technologie sans changer de numéro. La portabilité se prépare : accord du titulaire de la ligne, liste exacte des numéros et créneau de bascule. Pendant l'opération, un plan de continuité évite que l'accueil reste muet.
Pas nécessairement. Une partie des téléphones SIP existants peut être réutilisée si leur firmware est encore maintenu et que le standard retenu les prend en charge. Dans le cas d'un tronc SIP sur standard existant, le parc est conservé. Nous vérifions modèle par modèle plutôt que de remplacer par principe.
C'est la question à traiter avant la migration. Les réponses possibles : second lien chez un autre opérateur, bascule automatique sur un accès 4G ou 5G, renvoi du numéro principal vers un mobile ou un répondeur hébergé, et postes internes continuant de fonctionner sur le réseau local. Nous choisissons la combinaison selon le volume d'appels et le budget.
Oui, avec un logiciel de poste sur l'ordinateur ou le smartphone, qui utilise le même numéro interne. C'est utile pour le télétravail et les déplacements, à condition d'encadrer les accès : authentification, réseau et règles d'usage. Sans ces règles, le confort gagné se paie en sécurité.
Oui, soit en ajoutant la téléphonie à votre abonnement Microsoft 365, soit en connectant un IPBX au tenant. Dans les deux cas, annuaire, messagerie vocale et appels se rassemblent dans un seul outil. La réussite dépend de la propreté du tenant et de la qualité du réseau, deux points que nous contrôlons au démarrage.
Nous relevons vos numéros, vos postes, votre réseau et l'échéance de fermeture du cuivre sur votre commune, puis nous vous remettons un ordre de priorité écrit. Aucun engagement, et vous gardez le document même si vous réalisez la migration autrement.
Demander l'audit gratuitOu par téléphone : 06 19 27 44 38
Nous intervenons à Lieusaint et dans le sud francilien (Seine-et-Marne et Essonne), et à distance pour le reste de l'Île-de-France. Le cadre contractuel est décrit sur la page offres.